On s’est toutes retrouvées un jour face à ce constat : notre cheval n’est pas « difficile », il a mal. Que ce soit Uisper, Alpha ou le tien, les ulcères gastriques chez le cheval sont une réalité qui vient souvent bousculer notre quotidien de propriétaire. On se sent parfois démunie, un peu perdue sous la tonne d’informations contradictoires. Alors, installe-toi confortablement et discutons-en simplement. On va voir ensemble comment l’alimentation, loin d’être un casse-tête, est en fait ta meilleure alliée pour redonner le sourire à ton cheval.
Cet article de blog est un extrait de l’épisode 19 du podcast « Le Bonheur est dans le Foin » que tu peux retrouver sur toutes les plateformes d’écoute dont :
Comprendre les ulcères gastriques du cheval pour mieux agir
Qu'est ce qu'un ulcère gastrique chez le cheval, concrètement ?
Pour faire simple, la muqueuse de l’estomac de ton cheval subit une agression chimique continue de l’acide gastrique sécrété qu’elle finit par s’abîmer, créant des lésions plus ou moins profondes. C’est douloureux, c’est inflammatoire, et ça peut toucher aussi bien la partie haute que la partie basse de l’estomac. Ce qu’il faut garder en tête, c’est que le cheval est une machine à digérer « en continu ». Contrairement à nous, son estomac produit de l’acide gastrique non-stop, qu’il ait mangé ou non. S’il n’y a rien à grignoter, cet acide s’attaque directement aux parois. C’est un peu comme si tu laissais un feu brûler sans bûches : il finit par attaquer la cheminée.
Pourquoi mon cheval développe-t-il des ulcères ?
Il y a deux coupables principaux dans le monde équestre moderne : l’alimentation et le stress. Le manque de fourrage est la cause numéro un. Si l’estomac reste vide trop longtemps, c’est la porte ouverte aux brûlures. Le stress, lui, vient mettre le système digestif « sur pause ». Quand ton cheval stresse, il arrête de saliver. Or, la salive est un tampon naturel génial qui neutralise l’acidité. Sans elle, l’estomac est sans défense. C’est pour ça qu’une approche globale, qui allie nutrition et sérénité, est indispensable pour une guérison durable.
Les piliers d’une alimentation "anti-ulcères"
Le fourrage à volonté : la règle d’or pour contrer les ulcères gastriques du cheval
Si tu ne devais retenir qu’une chose, ce serait celle-ci : ton cheval doit pouvoir manger le plus souvent possible. L’idéal, c’est l’accès au foin ou à l’herbe en continu. Mais attention, « à volonté » ne veut pas dire « dans le stress ». Si ton cheval doit se battre pour accéder au râtelier ou s’il doit choisir entre rester à l’abri de la pluie et aller manger au milieu du pré, il risque de jeûner par dépit. L’objectif est qu’il soit libre de choisir ses moments de repas, sans interruption imposée par nous.
Gérer l’amidon et les céréales
On le sait, l’amidon (présent dans les céréales) n’est pas le meilleur ami des estomacs fragiles. Il a tendance à aggraver l’inflammation et ne permet pas de faire « tampon » efficacement. Ma recommandation ? On essaie de ne jamais dépasser 1g d’amidon par kilo de poids vif par jour. Pour un cheval de 500 kg, ça fait 500g d’amidon maximum sur toute la journée. Si ton cheval a une activité de loisir, le foin et l’herbe suffisent souvent. S’il a besoin d’énergie pour la compétition, on choisit des sources d’énergie plus douces et on fractionne les repas au maximum.
Adapter ton quotidien de cavalière
Préparer la séance de travail
Sais-tu que travailler un cheval à jeun est l’une des pires choses pour ses ulcères ? Quand ton cheval trotte ou galope l’estomac vide, l’acide « saute » partout (l’effet bloup-bloup !) et vient brûler la partie haute de l’estomac qui n’est pas protégée. Ma petite astuce : avant chaque séance, surtout s’il sort de sa sieste, donne-lui une dose de foin ou un aliment fibreux. Cela va créer un « tapis » protecteur dans son estomac et empêcher les projections d’acide pendant l’effort. C’est un geste simple qui change tout !
Agir sur la cause profonde : le stress
On ne peut pas soigner les ulcères uniquement avec des granulés si le mode de vie ne suit pas. Si le stress est le déclencheur, il faut regarder ce qui ne va pas : vie en box, transport, conflits dans le troupeau ? Parfois, un petit coup de pouce naturel peut aider à apaiser le système nerveux. Je suis très fan de la Rhodiola, une plante adaptogène qui donne d’excellents résultats pour aider les chevaux à mieux gérer leurs émotions. L’idée, c’est de redonner à ton cheval sa capacité à être serein pour que son corps puisse enfin cicatriser.
Gérons les ulcères gastriques de ton cheval ensemble
Gérer un cheval ulcéreux demande de la patience et de l’observation, mais ce n’est pas une fatalité. En remettant le fourrage au cœur de son quotidien et en protégeant son estomac avant l’effort, tu fais déjà 80 % du chemin. Tu n’as pas besoin d’être parfaite, juste d’être à l’écoute de ce que son corps te raconte.
Tu as envie d’aller plus loin et de devenir une véritable alliée pour son système digestif ?
Pour une solution immédiate et approfondie : Tu peux retrouver le replay de mon webinaire spécialisé sur les ulcères gastriques. En deux heures, on décortique ensemble les mécanismes de cette pathologie et je te donne toutes mes astuces concrètes pour stabiliser la santé de ton compagnon.
Pour un accompagnement sur-mesure : Si tu préfères que nous fassions le point ensemble sur ta situation précise, je te propose de découvrir mes bilans nutritionnels personnalisés. On analyse ta ration et ton fourrage, sans jugement, pour que tu retrouves enfin la sérénité que tu mérites.
Peu importe l’option que tu choisiras, l’important est que tu te sentes sereine et confiante dans tes choix pour lui. Fais-lui une grosse gratouille de ma part !
