Je t’écris cet article avec un mal de dos qui ne me lâche pas depuis un an et demi, et ça tombe bien : il m’a permis de renouveller ce que je pense sur la prise en charge globale du cheval !
Début 2026, je m’étais fixé un objectif perso : prendre autant soin de moi que je prends soin d’Uisper. Peut-être que tu te reconnais, quand ton cheval voit l’ostéopathe plus souvent que toi, quand tu t’intéresses aux abdominaux de ton cheval sans penser aux tiens (totalement mon cas), ou quand tu traînes les mêmes vieilles baskets depuis trois ans pendant que son parage est calé toutes les trois semaines 😅
Une prise en charge globale, c’est des professionnels qui travaillent avec la même philosophie, des spécialistes qui gardent chacun leur domaine, et toi au milieu qui choisis la direction.
Cet article de blog est issu de l’épisode 42 du podcast Le Bonheur est dans le Foin que tu peux écouter ici :
Un mal de dos, six professionnels et une même question
Un mal de dos qui s'installe sans prévenir
Tout a commencé quatre mois après mes débuts en course à pied, quand j’ai ajouté du dénivelé à mes séances. Ça a tiré, sans douleur pendant que je courais, alors j’ai continué jusqu’au jour où je ne savais plus me relever de mon canapé. Là, l’ostéopathe m’a bien aidée (on ne va pas se mentir), mais j’avais encore mal et je m’étais fait peur, donc j’ai arrêté la course pendant deux mois 🫣
Les douleurs ont diminué, j’ai repris progressivement et, en pensant à Uisper qui fait ses assouplissements, je me suis dit que je pouvais bien faire du renforcement musculaire moi aussi.
Une coach, une podologue, et une rechute en juillet
J’ai donc travaillé avec une coach, un super programme sportif que j’ai arrêté en mai, persuadée que je m’en sortais seule. Début juillet, rebelote : raide à froid, et mon entourage qui me demande si je boite. Quand un bipède boite, c’est que ça boite assez fort 😭
Deuxième prise en charge, donc. Les semelles chez le cheval ont parfois des effets miraculeux, alors pourquoi pas chez moi ? Une podologue m’a beaucoup soulagée, au point de reprendre la course, jusqu’à six kilomètres. Au delà, le dos protestait de nouveau, et j’avais aussi modifié mon alimentation, sans effet incroyable
La prise en charge globale du cheval commence par une philosophie commune
Le jour où le premier médecin dispo m'a mise en arrêt total
J’ai fait ce que je fais pour mon cheval : j’ai pris le premier qui avait une dispo. Ma médecin n’étant pas là, un autre m’a proposé un arrêt de toute activité sportive pendant un à deux mois, cinq jours d’anti-inflammatoires et une échographie, sans suite prévue. J’ai quand même demandé une ordonnance pour des séances de kiné…
Le souci n’était pas la compétence de ce médecin. Nous n’avions simplement pas la même philosophie : mon expérience me disait que l’arrêt total du mouvement aide un peu, sans résoudre le problème.
Des professionnels qui vont dans le même sens
Je suis alors allée voir un médecin du sport, qui m’a dit de continuer à bouger, de faire du renforcement musculaire et d’adapter mes semelles si besoin. Même philosophie que ma podologue, même philosophie que ma kiné. Et là, tout s’est mis à s’emboîter 🥰
Pour ton cheval, c’est pareil : il faut un ensemble de professionnels qui travaillent de la même manière. Si ce n’est pas la direction que tu veux, ce n’est pas forcément un intérêt de venir travailler avec moi, et c’est très bien comme ça.
À toi de choisir la direction, aux spécialistes de la tenir
Entre ton vétérinaire et toi, qui est responsable ?
Cette question me turlupinait depuis un moment : est-ce que le vétérinaire doit tout savoir et te diriger correctement, ou est-ce que toi, tu dois te former encore et encore en podologie, en travail du cheval, en nutrition ? Mon opinion s’est clarifiée avec mon dos. Les professionnels ont des connaissances poussées dans leur domaine et de petites connaissances transverses sur les autres. Toi, tu as assez de connaissances, de convictions et d’expérience pour choisir la philosophie avec laquelle tu veux travailler 🐎
J’ai bien conscience d’avoir un privilège : je ne vis pas dans un désert médical, donc j’ai pu choisir. Écouter des podcasts (le mien et ceux de collègues tout aussi compétentes), te former, c’est comme ça que tu forges ce cap et que tu reconnais les professionnels qui le partagent.
Spécialiste, généraliste et mes quatre piliers
Mon cheval, je ne l’emmène pas chez un généraliste mais chez des vétérinaires spécialisés dans sa problématique. Comme pour une première crise d’asthme, où le généraliste te redirige vers un pneumologue. Mon médecin du sport a trouvé mes semelles très bien sans pouvoir les modifier, et les exercices de ma kiné, spécialiste du mouvement et de la douleur, me soulagent bien plus vite que les siens 💪
Côté chevaux, une cliente m’a demandé si les fourchettes pourries de son cheval relevaient de l’alimentation ou de la podologie. Ça peut être l’un ou l’autre, d’où mes demandes de photos des pieds. Si le parage enlève tout l’arrière du pied, je ne pourrai pas faire grand chose, et une podologue sera plus pertinente.
Mes quatre piliers, enfin : la santé vétérinaire (podologie incluse), l’exercice physique, l’alimentation et la gestion des émotions. Tu as le droit de ne pas les appliquer 🤗
Prends soin de ton cheval, et de toi aussi !
Ma philosophie tient en peu de mots : des spécialistes qui avancent dans la même direction, un cap que tu choisis, quatre piliers pour te repérer. Et pour l’alimentation, ma partie, je peux regarder la ration de ton cheval en tenant compte de ses pieds et de son quotidien, avec un bilan nutritionnel (c’est pour ça que je te demande des photos).
Si tu veux en discuter, viens me retrouver sur Instagram. Et d’ici là, fais une gratouille à ton cheval de ma part 🥰